Chaque année, à l’automne, de vastes nuées d’oiseaux sombres dansent dans le ciel, formant des figures hypnotisantes au-dessus des villes, des champs ou des zones boisées. Ce spectacle aérien impressionnant marque un moment bien précis : la migration des étourneaux sansonnets. Mais alors, quand partent les étourneaux exactement, et vers quelles régions se dirigent-ils ? Voici tout ce qu’il faut savoir sur ce phénomène fascinant.
Comprendre la migration des étourneaux
L’étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) est un oiseau migrateur partiel, ce qui signifie que certains individus migrent chaque année, tandis que d’autres restent sur place. Ce comportement dépend de plusieurs facteurs : les conditions climatiques, la disponibilité de nourriture, la région d’origine et parfois même le sexe ou l’âge de l’oiseau.
Lorsque les températures commencent à baisser et que les ressources alimentaires se raréfient, surtout dans le nord et l’est de la France, de grands groupes d’étourneaux prennent leur envol pour rejoindre des zones plus hospitalières. Cette migration est souvent précédée de rassemblements massifs appelés “murmurations”, durant lesquels les oiseaux volent ensemble en synchronisation avant le grand départ.
Quand partent les étourneaux en France ?
La période de départ des étourneaux dépend de leur localisation. En général, la migration automnale commence à la fin du mois de septembre dans les zones les plus froides. Dans le nord-est, les départs s’intensifient entre fin octobre et fin novembre, tandis que dans les régions plus tempérées, comme le sud-ouest, les derniers groupes peuvent encore être observés jusqu’à début décembre.
Le rythme de cette migration n’est pas strictement régulier d’une année à l’autre. Il varie en fonction de la météo, de l’abondance de nourriture (notamment les fruits, les graines et les insectes), et de la durée des journées. Un automne doux retardera le départ, tandis qu’un coup de froid précoce le précipitera.
Où vont les étourneaux pendant l’hiver ?
Lorsqu’ils quittent leurs zones d’origine, les étourneaux migrent généralement vers le sud de la France, le bassin méditerranéen ou le sud de l’Europe. Ces régions offrent un climat plus clément et une plus grande disponibilité en ressources naturelles pendant l’hiver.
Certains étourneaux venus d’Europe centrale ou de Scandinavie rejoignent également la France pour y passer la mauvaise saison. C’est pourquoi on observe parfois une augmentation du nombre d’individus en hiver, notamment dans les campagnes ou les zones urbaines où ils trouvent de quoi se nourrir en abondance (décharges, vergers, zones agricoles…).
Le retour au printemps : un ballet inverse
Après avoir passé l’hiver dans des contrées plus douces, les étourneaux amorcent leur retour vers le nord dès la fin février, avec un pic migratoire en mars. Ils reprennent alors possession de leurs anciens territoires de nidification, souvent les mêmes d’année en année. Ce retour se fait de manière progressive, suivant les températures et la repousse de la végétation.
Le printemps est aussi marqué par leur chant très particulier et leur comportement actif : construction de nids, parades nuptiales et premières nichées.
Comment reconnaître les signes d’un départ imminent ?
Avant leur migration, les étourneaux se regroupent en fin de journée dans de grands arbres, des pylônes ou des toitures. Ces rassemblements deviennent plus denses au fil des semaines. Si vous observez des vols tourbillonnants au coucher du soleil, avec des milliers d’individus, c’est généralement le signe que le départ est proche.
Ce phénomène, bien qu’éphémère, est un spectacle naturel d’une rare beauté, que l’on peut admirer à l’œil nu, surtout dans les zones rurales ou semi-urbaines.
Conclusion
Si vous vous demandez quand partent les étourneaux, sachez que leur migration débute entre fin septembre et début décembre, selon la région et les conditions climatiques. Ce mouvement saisonnier, à la fois majestueux et utile pour l’équilibre des écosystèmes, permet à ces oiseaux de survivre à l’hiver en rejoignant des zones plus clémentes. Leur retour au printemps signe alors le renouveau de la vie sauvage dans nos paysages.
Observez bien le ciel à la tombée du jour… vous pourriez assister à l’un des plus beaux ballets de la nature.




